Quand Ayrault fait référence à Nominoë

Portrait de Nominoë

Portrait de Nominoë

De quoi rire… Notre Premier ministre, cherchant à se donner des accents gaulliens, a prononcé quelques mots en langue bretonne en conclusion de sa venue du 13 décembre à Rennes pour la signature du pacte .

An neb a venn, hennezh a c’hell (ou sa variante c’hall)… « celui qui veut, celui-là peut = quand on veut on peut »… Sauf que… ce fragment est en fait la première partie d’un extrait très célèbre d’une gwerz du Barzaz Breizh intitulée le « Tribut de Nominoë » dans laquelle Nominoë, qui a coupé les ponts avec les Francs, envoie paître l’émissaire du roi venu réclamer son tribut aux Bretons. Cela donne :
An neb a venn, hennezh a c’hall
An neb a c’hall a gas ar Gall

Ce qui veut dire :
Celui qui veut, celui-là peut
Et celui qui peut chasse le Franc